La Grande Dame
du Cinéma Français
Née Catherine Fabienne Dorléac le 22 octobre 1943 à Paris, elle grandit dans une famille de théâtre — son père, Maurice Dorléac, était acteur à la Comédie-Française. Elle fait ses premiers pas à l'écran à treize ans, mais c'est Jacques Demy qui lui donne son rôle fondateur : Geneviève dans Les Parapluies de Cherbourg (1964), tout en couleurs et en sanglots.
« Le cinéma, c'est une manière de vivre des vies qu'on ne vivrait pas autrement. »
Avec Luis Buñuel, elle incarne Séverine dans Belle de Jour (1967) — une bourgeoise qui se prostitue l'après-midi. Le film choque, puis fascine. Il lui vaut le Prix BAFTA et installe son image d'énigme blonde, glaciale et brûlante à la fois. C'est Andy Warhol qui dit d'elle : « Elle est à la fois la madone et la putain. »
Les années 1970 la voient devenir le visage de Chanel N°5 et figurer sur le buste de Marianne, symbole officiel de la République française. Son visage devient, littéralement, le visage de la France. Avec Le Dernier Métro (1980) de Truffaut, elle remporte son premier César de la Meilleure Actrice. Un second suivra pour Indochine (1993), avec une nomination à l'Oscar.
À plus de quatre-vingts ans, elle continue de tourner. La Grande Dame du cinéma français est une institution vivante.
Extraits 30 secondes via Apple Music
“Je ne cherche pas à plaire. Je cherche à exister.”
— Catherine Deneuve
En sept décennies, elle a incarné la prostituée chez Buñuel, la résistante chez Truffaut, la colonisatrice chez Wargnier, la chanteuse chez Demy. Aucun rôle ne l'a enfermée. Le mystère reste entier. C'est peut-être ça, la définition du génie.
Chanel N°5 · Années 70